Métavers

Métavers

Pourquoi mon intérêt pour ce thème ?

Plusieurs facteurs concordant m’ont incité à m’inscrire à un webinaire ce samedi matin 23/04/2022.

  • Les Designers éthiques, Association de recherche-action autour de la conception responsable et durable

  • La CNIL

  • Les SMACS

Les SMACS

J’étais passé à côté de ces 2 termes SMACS et Métavers jusqu’ici. Hors, j’ai l’opportunité de donner une formation sur le bon usage des données, technologies et outils numériques à des étudiants en mastère communication. Une occasion pour moi de rafraîchir mes connaissances et d’apprendre au contact de nouvelles personnes d’un nouveau domaine pour moi.

Le support qui m’est fourni structure la formation autour des SMACS. SMACS est l’acronyme de Social, Mobile, Analytics, Cloud et Security. Ces 5 éléments constituent les piliers de la transformation numérique qui continue de s’opérer en ce début de XXIème siècle pour toucher la plupart des métiers, et notamment ceux de la communication.

L’idée est de fournir aux étudiants une connaissance actualisée, et il convient de ne pas passer à côté de certains buzz-worlds.

Le metavers, késako ?

Le nom donné n’inspire pas vraiment confiance. Autant le cloud, la blockchain, les réseaux sociaux, l’IA, le Big Data, nous paraissent généralement “neutre” émotionnellement, autant l’idée d’un “vers” en plus “méta”.

La définition la plus simple d’un Métavers est un monde (univers) virtuel persistant accessible par internet via une interface 3D, comme un casque de réalité virtuelle. Chaque utilisateur existe dans un monde virtuel par un avatar. La sophistication de l’interaction 3D permet pour l’utilisateur une expérience d’immersion forte et pour les autres acteurs (utilisateurs, entreprises, institutions…) de récupérer des informations personnelles permettant d’identifier et de connaitre précisément l’utilisateur dans ses préférences, ses comportements. Bien sûr, il existe plusieurs Métavers, dans des domaines différents, des univers de jeu (Warcraft), aux univers plus sérieux, les intérêts commerciaux sont toujours présents, avec du marketing d’influence plus ou moins flagrant.

La présentation faite par Régis Chatellier, un représentant du LINC, Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL, a permis d’expliciter le concept, depuis ces origines avant 2010, les principaux acteurs (GAFAM sans surprise), et quelques enjeux qui se posent d’un point de vue réglementaire en lien avec le cadre de la GDPR principalement. Le point de vue éthique est évoqué, effleuré à plusieurs moments avec des cas d’usages douteux comme l'Affective computing par exemple. La représentant des Designer Ethiques prend position à titre personnel: Les Métavers ne sont pas une solution éthique en l’état actuel des choses. En particulier par rapport au réchauffement climatique, il y a autre chose de mieux à faire.

Cette présentation s’est conclue par l’exposé de 4 ou 5 scenarii futuristes avec des impacts plus ou moins marqués portant tour à tour sur des aspects sociétaux et environnementaux, avant de passer sans transition aux questions/réponses.

Un des scénarios était la réalisation de l’utopie d’un web social, ouvert, et respectueux de chacun.

Quelques questions qui se posent, et que je retiens:

  • Entre rêve et cauchemard quoi penser ? quoi faire ?

  • Le cadre réglementaire actuel est-il suffisant pour faire respecter le choix des personnes d’utiliser les Métavers et le choix de ne plus l’utiliser en conservant la propriété de ses données personnelles ?

A priori oui, mais se posent tout de même certaines questions comme la possibilité de vendre son propre avatar auquel seraient attachées un ensemble de données.

  • Quels usages “positifs” bénéfiques pour la société peuvent être favorisés par les pouvoirs publics, dans des domaines comme la santé, par exemple ?

Le design de solutions dans ces domaines “porteurs” pourrait aider à satisfaire les contraintes éthiques et réglementaires, plutôt que de laisser se développer des solutions où les aspects économiques priment.

L’expérience de la GDPR montre que les GAFAM ont fait et continuent à faire de gros efforts pour gagner et conserver la confiance des utilisateurs. Les technologies et infrastructures, nécessaires au Métavers existent déjà. Les usages du Métavers sont aussi grandement les mêmes. La différence se situe sur la façon dont intéragir et récuper les données avec les limites imposées par le cadre réglementaire de la GDPR.

Si la démocratisation à grand échelle du casque de réalité virtuelle reste encore peu probable en termes de fréquence et durée d’usage (confort), il n’en reste pas moins que ces mondes virtuels continuent de faire de plus en plus d’adeptes.

Un autre frein à l’identité virtuelle “complète” est la non interopérabilité technique des Métavers entre eux, même si l’on peut considérer qu’il s’agit d’une limite technique assez faible.

L’utilisation en communication parmi les SMACS ?

Quels usages imaginez-vous du Métavers pour votre stratégie de communication ?

A quelles dimensions des SMACS reliez-vous le Métavers et pourquoi ?

  • Social ?
  • Mobile ?
  • Analytics ?
  • Cloud ?
  • Security ?

A moi de trouver (une à peu près bonne) réponse à chacune de ces questions avant de les servir en questionnaire d’évaluation. Si quelqu’un veut m’y aider ou commenter écrivez-moi

Références

-LINC, le Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL

-Les Designers éthiques